1.5 De minuscules témoins

L’analyse des restes végétaux (fruits, graines et balles de céréales) et celle des pollens permettent de répondre à des questions en lien avec l’environnement naturel, mais également avec l’agriculture et l’alimentation.
Lors des fouilles archéologiques, on prend soin de prélever des témoins minuscules, mais riches en informations, comme les pollens et les graines de plantes qui ont été conservés dans les différentes couches du sol. Ces éléments sont étudiés par des archéobotanistes, auxquels ils livrent de précieuses informations.
L’Homme est omnivore : en parallèle à la chasse, il pratiquait la cueillette. Après les grandes glaciations du Paléolithique, pendant la période de transition du Mésolithique, il a appris à connaître les vertus et les dangers de son environnement végétal, pour l’exploiter au mieux. Au Néolithique, l’agriculture remplace la cueillette, et l’élevage tend à diminuer la part de l’alimentation provenant de la chasse. La culture des céréales amenées du Proche Orient, comme l’épeautre et l’engrain, est privilégiée, de même que celle de deux variétés de légumineuses, la fève et la lentille. Les plantes oléagineuses et à fibres, ainsi que les fruits et légumes, ne constituent qu’une part très faible des macrorestes, tout en témoignant de la diversité du régime alimentaire. Les arbres et les arbustes servent de bois de construction et de bois de feu. Quant aux herbacées, elles constituent le fourrage indispensable à l’élevage.
Les plantes cultivées ou provenant de la cueillette peuvent aussi avoir des utilisations médicinale (petite ciguë, chanvre, plantain lancéolé, saponaire, verveine), textile (lin, chanvre) ou tinctoriale (réséda, lampourde, sureau) non négligeables.