3.11 Tout ce qui brille n’est pas or

La plupart des objets en verre exhumés lors des fouilles de la Transjurane sont loin d’être de la banale verroterie. De par leurs couleurs chatoyantes, ils attirent d’emblée le regard et l’intérêt des « hyalologues », ou spécialistes du verre antique.
Le verre arrive dans notre région à l’âge du Bronze sous forme de petites perles en pâte de verre de formes diverses, généralement de couleur bleutée. Elles proviennent d’échanges commerciaux avec le bassin méditerranéen. A cette époque, ces perles sont souvent associées à l’or et au bronze et constituent des parures de valeur venant concurrencer la translucidité de l’ambre. Le succès des perles en pâte de verre réapparaît au Haut Moyen Age, avec une diversité très marquée des formes, des dimensions et des décors.
A l’âge du Fer apparaissent d’élégants bracelets, qui devaient faire le bonheur des femmes de l’époque. Ce n’est qu’à la période romaine que le verre se transforme en récipients à boire. De par leur fragilité, il est de règle de retrouver ces objets brisés, et dans les fouilles de l’A16 aucune exception n’est venue la contredire. La plupart des fragments sont si petits qu’il est souvent difficile, voire impossible, de les attribuer à une forme précise. Ne restent alors plus que les yeux pour se laisser séduire par leur éclat.

Perle

Perle côtelée, dite "en melon", en verre. Plat à l'emplacement de l'orifice des deux côtés. Teinte bleue. Aspect filandreux de la pâte de verre.
Dimensions extérieures = 1,2 x 1,32 cm.
Poids = 1,6 g.
Datation : La Tène ancienne, vers 400 av. J.-C.
N°Inv. : ALL 991/393 NB.
Référence : CAJ 11, p. 140-141.

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Perle côtelée en verre